Je me rends compte que la plupart des décisions importantes de ma vie ont été prises avant que je sois capable de les expliquer.
Sur le moment, je ne sais pas toujours pourquoi je fais tel choix plutôt qu’un autre. Je sais juste que c’est celui-là.
Pendant longtemps, j’ai cru que je manquais de logique. J’avais l’impression de ne pas réfléchir assez, de décider trop vite, d’être influençable ou impulsive. J’ai donc essayé de faire autrement. De prendre le temps. D’analyser. De faire des listes. De demander des avis.
Dans ces moments-là, ma tête fonctionnait très bien. Trop bien même. J’arrivais à justifier n’importe quelle décision, y compris celles qui n’étaient pas bonnes pour moi.
Ce que je ne voyais pas à l’époque, c’est que mon corps réagissait déjà. Je dormais mal. J’étais tendue. J’avais cette sensation diffuse de faire quelque chose qui ne me ressemblait pas complètement.
Avec le temps, j’ai compris que ce décalage venait souvent d’une chose : je suivais mon mental alors que mon intuition me donnait une autre information.
Depuis, ma devise de vie est devenue « Sauter d’abord, réfléchir ensuite ». Est-ce qu’il m’arrive de me planter ? Oui, comme tout le monde. Majoritairement, je suis plus heureuse et épanouie avec cette devise en moi.
Ce que j’appelle intuition
Pour moi, l’intuition n’a rien de mystique. Ce n’est pas une voix, ni une vision, ni une certitude absolue.
C’est une information simple, qui arrive vite et sans argument. Elle ne cherche pas à me convaincre. Elle n’explique pas pourquoi.
À l’inverse, le mental arrive après. Il parle beaucoup. Il s’appuie sur le passé, sur la peur de se tromper, sur le regard des autres. Il cherche surtout à éviter les risques.
Le problème n’est pas le mental en lui-même. Il est utile. Le problème, c’est quand je le laisse décider à la place de tout le reste.
Comment j’ai appris à faire la différence
Je n’ai pas appris ça dans les livres. J’ai appris en me trompant. En observant ce qui se passait quand je n’écoutais pas ce que je ressentais au départ.
Aujourd’hui, quand je doute, je reviens à des choses très concrètes.
Exercice 1
Je me pose une question précise.
Je note la première réponse qui me vient, sans réfléchir.
Ensuite seulement, je laisse mon mental s’exprimer.
Dans la majorité des cas, la première réponse est l’intuition. Le reste, ce sont des tentatives de justification.
Exercice 2
Je pense à une situation et je regarde ce qui se passe dans mon corps.
Pas d’analyse. Pas d’interprétation.
Juste une observation : tension, relâchement, inconfort, calme.
Quand mon corps se ferme, je sais que je force quelque chose.
Exercice 3
Je repense à une décision passée où je n’ai pas suivi mon intuition.
Puis à une autre où je l’ai suivie.
Je ne compare pas les résultats, mais mon état intérieur.
C’est là que la différence est la plus nette.
Distinguer le mental de l’intuition
Ce n’est pas apprendre à “mieux décider”.
C’est apprendre à me respecter.
Ce n’est pas supprimer le mental.
C’est arrêter de le laisser diriger seul.
C’est exactement ce que je propose d’explorer dans la masterclass “Apprendre à distinguer le mental de l’intuition”, qui aura lieu le 5 février à 19h30. Replay disponible ensuite.
Si ce sujet te parle, c’est probablement parce que tu sais déjà, toi aussi, que quelque chose en toi essaie de se faire entendre.
